|
Daguerre, inventeur de la photographie
![]() Portrait de Daguerre
Tout commence lorsque Louis Jacques Mandé Daguerre s’installe à Bry-sur-Marne en 1839. Il devient conseiller municipal de la ville en 1843, il le resta jusqu’à sa mort le 10 juillet 1851. Connu sous le nom de Louis Daguerre, il est d’abord un artiste. Peintre, il se convertit dans le métier de décorateur de théâtre. Il est aussi un technicien et surtout un inventeur puisqu’il est reconnu comme un des inventeurs de la photographie. Il est connu pour l’invention du diorama et du daguerréotype. Le diorama est conçu avec son associé Charles Marie Bouton. ![]() Diorama de Daguerre
Peinture de 32 m², à double effets (effet de nuit et effet de jour), classée monument historique en 1913.
C’est un mode de présentation original d’un sujet placé dans son environnement d’usage. En fait il s’agissait de très grandes toiles translucides peintes en trompe-l’Å“il (des deux cotés de la toile). Les variations des effets d’éclairage (artificiels ou naturels) donnaient aux spectateurs une illusion de mouvement et de réalité. Ainsi selon l’éclairage, la scène représentée sur une toile de 22 mètres sur 14 passait du jour à la nuit, changeait de climat, etc. ![]() Une chambre daguerrienne pour daguerréotype
Prise de vue directe et unique sur plaque argentée.
Daguerre est très intéressé par les captures d’images mises au point par Joseph Nicéphore Niepce. Daguerre fait la connaissance de ce dernier par l’entregent de Vincent Chevalier, leur opticien commun. Niepce est d’abord réticent à montrer les avancées de ses travaux « héliographiques ». Puis la connaissance de Daguerre en matière de chambre noire va conduire les deux hommes à signer un contrat d’association en 1829. Daguerre se lance dans des travaux de recherche en chimie. Il utilise l’iode comme agent sensibilisateur sur une plaque de cuivre recouverte d’une couche d’argent. Il améliore la technique élaborée par Niepce afin de réduire le temps de pose nécessaire à « l’impression » de l’image sur les plaques qui pouvait jusqu’alors durer plusieurs heures. Niepce meurt prématurément en 1833. Daguerre poursuit les recherches sur les propriétés photochimiques de l’iode et découvre en 1835, que la vapeur de mercure agit comme révélateur de l’image. Avec le principe du développement de l’image latente, Daguerre réduit le temps de pose à quelques minutes seulement. En 1837, il parvint à fixer ces images avec de l’eau chaude saturée de sel marin. Dès lors, le daguerréotype était né. Le terme « daguerréotype » définit aussi bien l’appareil de prise de vue que l’œuvre photographique. ![]() Portrait des Jactard (amis de Daguerre à Bry)
Daguerréotype attribué à Daguerre
Une communication à l’Académie des Sciences, le 7 janvier 1839 officialise cette découverte. Une pension annuelle de 6 000 francs est attribuée à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niepce, le fils de Nicéphore, qui avait succédé à son père dans l’association formée avec Daguerre. L’engouement du public fut immédiat. Le daguerréotype se répandit rapidement dans toute la France et en Europe. Aux Etats-Unis la diffusion du daguerréotype est soutenue par Samuel Morse, inventeur du télégraphe. Le succès est total. Sa renommée est telle qu’en 1851, les photographes américains observeront une journée de deuil à l’annonce de la mort de Louis Daguerre. La commercialisation des chambres et du matériel nécessaire à ces images photographiques fit la fortune de Daguerre. Remerciements à Margaret Calvarin, la conservatrice du Musée Adrien Mentienne à Bry-sur-Marne pour les illustrations Association Louis Daguerre |